Alain Royer vous invite au voyage dans l'univers de la peinture et de la littérature. Le duel entre le bien et le mal, entre la guerre et l'amour.
Je n'ai jamais jeté le pain,
L'ai ramassé sur le chemin
En songeant aux malheureux
Dont le ventre est toujours creux.
Je n'ai jamais jeté le pain,
Fruit de notre seigneur divin,
l'ai déposé comme une prière
Sur la table famillière;
Je n'ai jamais jeté le pain.
Chaud trésor du petit matin
Allongé en une tartine,
Régal des gamins, gamines.
Je n'ai jamais jeté le pain,
l'ai offert comme un butin
A la nichée de volatiles,
Moineau des champs,moineau des villes.
Je n'ai jamais jeté le pain,
Qui, au feu de bois est festin.
Dur et aussi tendre à la fois,
De la nature il est le roi.